La nouvelle série de protocoles de l’Iran sur la circulation navale dans le détroit d’Ormez représente une intensification des efforts de la République islamique pour affirmer son contrôle sur ce qui est peut-être le passage le plus important pour le Transport du pétrole dans le monde. En insistant pour que tous les navires marchands suivent un ensemble rigoureux de règles administrées sous l’égide de l’Iran, sous peine d’être considérés comme une menace potentielle, l’Iran a suscité une désapprobation mondiale, en particulier parmi les nations qui dépendent énormément des importations de pétrole. Cette mesure est vue davantage comme une manœuvre politique de l’Iran que comme anything else, alors que les relations entre celui-ci et les pays occidentaux se détériorent davantage.
Le nouveau régime de « Déclaration d’informations sur les navires »
Le cœur du plan iranien réside dans le document « Déclaration d’informations sur les navires », fourni par l’Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA) récemment formée. Selon le nouveau système, tous les navires prévus pour passer par le détroit d’Ormez doivent fournir leurs détails à l’avance, tels que le nom du navire, les marques d’identification, les anciens noms, le pays de départ et de destination, et la nationalité de la partie propriétaire, de la partie exploitante et de l’équipage.
« Ce n’est pas un simple contrôle de sécurité ; c’est un mécanisme de surveillance et de contrôle »,
a déclaré un analyste occidental de la sécurité maritime aux médias internationaux, décrivant cette mesure comme
« une étape vers la transformation du détroit en un corridor contrôlé par l’Iran plutôt qu’en une voie maritime internationale ouverte ».
De plus, des détails sur la cargaison sont exigés, tels que le type de cargaison à bord ainsi que sa valeur déclarée. Après avoir rempli le dossier, l’expéditeur l’enverra ensuite par e-mail à la PGSA, et ce n’est qu’après cela que l’expéditeur pourra poursuivre son voyage. Les Iraniens affirment que cela assurera « un passage sûr et stable », mais il s’agit en réalité d’un système de licences qui fonctionne en dehors de la portée de la juridiction légale de l’Iran conformément aux lois maritimes internationales.
Corridors désignés et menace de force
Au-delà de la paperasse, l’Iran a élaboré un plan à 12 points qui assigne aux navires des « corridors sûrs » spécifiques à travers le détroit et émet des instructions électroniques pour leur passage. Les forces navales iraniennes, en particulier la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), ont clairement indiqué que tout navire s’écartant de ces corridors serait traité comme une présence dangereuse ou suspecte.
« Les écarts par rapport au corridor désigné seront considérés comme dangereux et pourraient entraîner une action décisive »,
a averti une déclaration liée à l’IRGC, une phrase que beaucoup voient comme une menace à peine voilée de réponse militaire, y compris l’abordage, le harcèlement, ou même une attaque directe.
Selon des rapports provenant de compagnies maritimes régionales, il y a eu des cas où des navires ont été contraints de se conformer aux routes iraniennes sous peine de retard, d’amende, ou même de menaces. Dans des situations plus urgentes impliquant des navires associés à des pays hostiles ou ceux associés à Israël, il y a des allégations de frais plus élevés, de manque de permit, ou même de menaces de diversion.
« La conformité est considérée comme une question de vie ou de mort dans cette région »,
a observé un dirigeant anonyme d’une compagnie maritime européenne.
« Le refus de conformité soulève un drapeau rouge pour les représailles iraniennes. »
La justification de l’Iran : sécurité ou pression stratégique ?
L’Iran défend le nouveau système comme une mesure de sécurité et de sauvegarde navigational, arguant qu’il permet à Téhéran une meilleure surveillance de l’activité suspecte dans le détroit. Les responsables affirment que connaître les identités des navires, les routes et la cargaison aide à prévenir les opérations « subversives », surtout dans le contexte de hostilités plus larges impliquant les États-Unis et ses alliés.
« Notre objectif est d’assurer un passage sûr et stable »,
a affirmé la presse d’État iranienne, présentant la PGSA comme une autorité maritime de style régional analogue aux organismes internationaux établis.
Néanmoins, une telle explication est rejetée par les opposants comme étant simplement un prétexte pour un jeu plus large de pouvoir politique et de profit de guerre. En désignant le détroit d’Ormez comme un passage géré, l’Iran pourra exercer une pression sélective sur les marchés pétroliers, perturber la logistique internationale et soutenir sa propre revendication de supériorité dans la région. Un tel timing n’est guère accidentel puisque ce protocole arrive à un moment where l’Iran est dans une posture confrontationnelle avec Washington face à des escarmouches navales et des attaques contre des pétroliers dans la région du golfe Persique.
Violation du droit maritime international
Juridiquement parlant, le nouveau protocole de l’Iran entre en conflit avec les libertés de navigation prévues par la CONVENTION des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS). En particulier, le détroit d’Ormez est considéré comme un détroit international, à travers lequel les États peuvent exercer leur droit de transit sans avoir besoin d’aucun type de permit, d’inspection intense avant le transit, ou de régime de licences de any sort. L’OMI et d’autres pays occidentaux ont donc qualifié le protocole de l’Iran d’illégal car aucun État côtier n’a le pouvoir d’imposer de telles conditions strictes au Transport maritime international.
Les experts en droit maritime soulignent que demander aux navires de soumettre des détails de propriété et de cargaison, de passer par des corridors étroitement définis et d’obtenir un permit explicite d’une autorité nationale va bien au-delà de ce qui est permis selon les règles de transit.
« Ce n’est pas de la réglementation ; c’est de la restriction »,
a noté un chercheur juridique international.
« L’Iran essaie essentiellement de transformer un détroit international en un checkpoint national. »
Une telle mesure établit un précédent dangereux, sapant le consensus mondial sur les voies maritimes ouvertes et donnant du courage à d’autres États pour essayer des mesures similaires dans d’autres voies navigables stratégiques.
Impact sur les marchés pétroliers mondiaux et le Transport maritime
Le détroit d’Ormez est l’un des éléments clés qui déterminent la sécurité de l’approvisionnement énergétique à travers le monde, représentant environ 20-25% des expéditions de pétrole dans le monde. Même une interférence limitée avec le processus pourrait créer des perturbations sur les marchés pétroliers et affecter les taux d’assurance. Les récents changements aux règles appliquées par l’Iran ont déjà provoqué des incertitudes parmi les entreprises engagées dans les opérations de Transport maritime, certaines choisissant de contourner le détroit ou d’utiliser d’autres routes qui prennent plus de temps.
Les entreprises d’évaluation des risques signalent une augmentation des primes de risque de guerre et de risque de piraterie pour les navires opérant dans la région du golfe Persique, reflétant les craintes de harcèlement, de saisie ou d’attaque iraniennes. « Le calcul des risques a changé », a remarqué un assureur.
« Ce qui était auparavant un transit de routine est maintenant une décision à haut enjeu, et cela se reflète dans le coût de la couverture. »
Certains pétroliers et porte-conteneurs ont opté pour transiter avec des escortes armées ou un soutien naval coordonné, militarisant davantage ce qui devrait être un corridor commercial.
Réponses occidentales et posturation navale
En réponse, les États-Unis et leurs partenaires européens ont rejeté les réglementations imposées par l’Iran comme étant illégales, tout en réitérant leur engagement en faveur de la liberté de navigation. Les États-Unis ont indiqué qu’ils pourraient renforcer leur présence navale dans la zone, ainsi que protéger ou assister les navires commerciaux naviguant à travers le détroit lorsque nécessaire. Bien que cela assure probablement la sécurité des navires de ses alliés, cela comporte un potentiel de conflit avec les forces iraniennes.
L’Iran, à son tour, a lancé des avertissements clairs contre l’implication militaire étrangère dans le détroit.
« Toute tentative de soutenir ou d’interférer avec des navires qui violent nos réglementations sera traitée comme un acte hostile »,
a déclaré une déclaration liée à l’IRGC. Les analystes avertissent que cela crée une boucle de rétroaction dangereuse : plus d’activité navale étrangère attire plus de menaces iraniennes, qui à leur tour déclenchent plus de déploiements étrangers, augmentant la probabilité de mauvaise calculation ou d’escalade.
Questions de souveraineté, de contrôle et de légitimité
Au cœur de cette controverse se trouve un débat plus profond sur la souveraineté versus les mers ouvertes. L’Iran insiste sur le fait que le détroit se trouve dans sa sphère d’influence et qu’il a le droit de protéger sa sécurité nationale contre ce qu’il appelle l’activité maritime hostile. Les critiques contre-argumentent que le détroit n’est pas une voie maritime privée mais un bien commun mondial, et qu’aucun État unique ne devrait être autorisé à weaponiser sa géographie pour un gain politique ou militaire.
« Il ne s’agit pas de sécurité ; il s’agit de souveraineté weaponisée »,
a déclaré un diplomate européen.
Du point de vue géopolitique, on remarque que la PGSA représente partie d’une stratégie asymétrique globale de l’Iran, qui utilise sa domination sur les features géographiques du Golfe, tels que les points de passage obligés, les systèmes de surveillance et la présence navale. Ce faisant, l’Iran peut exploiter sa domination sur le Golfe pour extraire des concessions et projeter son influence dans des régions où le pays ne peut pas compter sur des moyens purement militaires.
Risques à long terme et implications mondiales
Si le protocole iranien devait être permis de continuer et éventuellement devenir une norme acceptée, cela pourrait avoir pour effet d’éroder les principes de longue date régissant la liberté de navigation dont dépend le commerce mondial. Cela pourrait également encourager d’autres pays à recourir à des pratiques similaires dans différents passages stratégiques, tels que la mer de Chine méridionale et la route Suez-mer Rouge.
Les enjeux sont particulièrement élevés pour les économies dépendantes des ressources énergétiques. Pour les États qui importent du pétrole de la région du Golfe, ils se retrouveront entre le marteau de la coercition iranienne et l’enclume des réactions occidentales. Ils seront confrontés à la perspective soit de se soumettre au régime illégal, soit de défier le régime, ce qui les traiterait comme des cibles légitimes.
Une région en équilibre sur le fil
La mesure prise par l’Iran d’imposer un protocole sur la conduite des navires dans le détroit d’Ormez n’est pas juste un autre cas de réglementation dans une zone étroite, mais un mouvement délibéré pour altérer les dynamiques de pouvoir dans ce qui pourrait être considéré comme la pièce la plus importante de domaine maritime maritime au monde. En insistant pour que les navires adhèrent à leurs réglementations imposées par l’Iran sous peine d’attaque, Téhéran a pris un acte que beaucoup considèrent comme illégal et une menace potentielle pour la sécurité mondiale.
Ce qui se passera ensuite dépendra de la force avec laquelle la communauté internationale riposte, de la cohérence avec laquelle l’Iran appliquera ses nouvelles règles, et de la volonté de l’industrie maritime mondiale d’accepter le contrôle de facto de l’Iran. Pour l’instant, le détroit d’Ormez se dresse comme un symbole de la fragilité de la liberté maritime, et de la facilité avec laquelle un seul État peut menacer le flux d’énergie qui alimente une grande partie du monde.



